{"id":8163,"date":"2008-06-30T21:07:12","date_gmt":"2008-06-30T19:07:12","guid":{"rendered":"https:\/\/anp-genealogy.ch\/news-media\/non-categorise\/lenqueteur-en-heritage-magazine-migros\/"},"modified":"2026-04-01T16:47:14","modified_gmt":"2026-04-01T14:47:14","slug":"lenqueteur-en-heritage-magazine-migros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anp-genealogy.ch\/fr\/actualites-medias\/medias\/lenqueteur-en-heritage-magazine-migros\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enqu\u00eateur en h\u00e9ritage &#8211; Magazine Migros"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"8163\" class=\"elementor elementor-8163 elementor-7668\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-ea8682f e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"ea8682f\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-f095dcf elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"f095dcf\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Manuel Aicher (48 ans) est g\u00e9n\u00e9alogiste professionnel et le seul enqu\u00eateur successoral de Suisse al\u00e9manique. Il dirige le Bureau central suisse de g\u00e9n\u00e9alogie et poss\u00e8de un cabinet de recherche successorale et g\u00e9n\u00e9alogique \u00e0 Dietikon (ZH) et \u00e0 Berlin. Ce juriste a transform\u00e9 sa passion en m\u00e9tier il y a 25 ans. Avec ses trois collaborateurs, il r\u00e9sout entre 10 et 20 dossiers de succession par an et g\u00e8re une trentaine de commandes de recherches g\u00e9n\u00e9alogiques. La plupart de ses dossiers concernent des successions comprises entre 100\u00a0000 et 200\u00a0000 francs suisses. Son dossier le plus important fut celui de la succession de Nina Kandinsky, veuve du peintre, \u00e9trangl\u00e9e en 1980 \u00e0 l&#39;\u00e2ge de 84 ans dans son chalet de Gstaad. Il s&#39;agissait d&#39;une succession d&#39;environ 20 millions de francs suisses. S&#39;il travaille \u00e0 ses propres risques, il demande un forfait qui varie entre 10 et 35 % de la succession en fonction du travail fourni. Pour des raisons familiales, Aicher s&#39;int\u00e9ressait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la recherche g\u00e9n\u00e9alogique \u00e0 l&#39;\u00e2ge de 14 ans : son oncle et sa tante \u00e9taient Hans et Sophie Scholl, membres du groupe de r\u00e9sistance Weisse Rose, qui furent ex\u00e9cut\u00e9s en 1943 pour avoir distribu\u00e9 des tracts contre le r\u00e9gime nazi \u00e0 l&#39;universit\u00e9 de Munich.<\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Quand les successions concernent des personnes r\u00e9sidant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, j\u2019interviens\u00a0\u00bb, explique Manuel Aicher. Il traite entre 10 et 20 dossiers de succession par an. Il s\u2019agit souvent de Suisses d\u00e9c\u00e9d\u00e9s en Allemagne ou aux \u00c9tats-Unis, dont il faut identifier les h\u00e9ritiers. Dans le cas des h\u00e9ritiers d\u2019Inge Elisabeth Kl\u00f6ss, Manuel Aicher a \u00e9t\u00e9 mandat\u00e9 par le curateur berlinois de la succession, car les documents indiquaient que ses proches vivaient en Suisse.<\/p>\n<p> En Suisse, 178\u00a0000 personnes h\u00e9riteront de 969 milliards de francs suisses au cours des 30 prochaines ann\u00e9es. En moyenne, quatre Suisses deviendront milliardaires par h\u00e9ritage chaque ann\u00e9e. Heureux celui qui a d\u00e9j\u00e0 tout r\u00e9gl\u00e9 par testament de son vivant\u00a0! Car il n\u2019est pas rare que des familles enti\u00e8res se d\u00e9chirent \u00e0 cause de conflits successoraux.<\/p>\n<p> Pour V\u00e9ronique Z\u00fcllig, originaire de Romanshorn, l&#39;h\u00e9ritage de sa grand-tante berlinoise fut une v\u00e9ritable aubaine. Cette commerciale ind\u00e9pendante en publicit\u00e9 a plac\u00e9 les 96\u00a0000 francs \u00e0 la banque pour sa retraite. \u00ab\u00a0Ils sont l\u00e0, et ils fructifient\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit V\u00e9ronique, qui joue au Lottp chaque semaine depuis 20 ans sans jamais avoir rien gagn\u00e9. Divorc\u00e9e et sans enfant, V\u00e9ronique Z\u00fcllig avait pris ses pr\u00e9cautions depuis longtemps\u00a0: \u00ab\u00a0J&#39;ai r\u00e9dig\u00e9 mon testament pour \u00e9viter tout conflit successoral apr\u00e8s ma mort.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> <strong>L&#39;affaire Jean Staehli<\/strong><\/p>\n<p> Une soci\u00e9t\u00e9 roumaine recherche les descendants d&#39;un banquier et retrouve Hermann Alb \u00e0 Zurich. Il ne lui reste rien de la fortune de l&#39;industriel.<\/p>\n<p> \u00ab J\u2019avais un probl\u00e8me \u00e9pineux \u00e0 r\u00e9soudre \u00bb, d\u00e9clare Mario von Moos (64 ans).<\/p>\n<p> Chercheur familial au sein du cabinet du g\u00e9n\u00e9alogiste Manuel Aicher. Le 20 avril 2007, une demande de l&#39;ambassade de Suisse \u00e0 Bucarest atterrit sur son bureau. \u00ab Une entreprise roumaine souhaite mener une enqu\u00eate \u00bb<\/p>\n<p> par l&#39;interm\u00e9diaire de l&#39;ancien propri\u00e9taire de leur soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re. Il s&#39;agit d&#39;un banquier nomm\u00e9 Jean Staehli (1846-1918), probablement originaire de Berne.<\/p>\n<p> \u00ab Cela vous int\u00e9resserait-il ? \u00bb demande prudemment la secr\u00e9taire de l&#39;ambassade. Pour Mario von Moos, g\u00e9n\u00e9alogiste, cette information reste vague, mais son orgueil professionnel exige que l&#39;affaire soit \u00e9lucid\u00e9e. \u00ab Autrefois, la recherche g\u00e9n\u00e9alogique \u00e9tait un privil\u00e8ge r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la noblesse. Aujourd&#39;hui, la qu\u00eate de ses racines est devenue un ph\u00e9nom\u00e8ne de masse. Des millions de personnes \u00e0 travers le monde \u00e9pluchent les registres paroissiaux et Internet \u00e0 la recherche de leurs anc\u00eatres \u00bb, constate le g\u00e9n\u00e9alogiste.<\/p>\n<p> Tout d&#39;abord, la recherche est lente.<\/p>\n<p> Dans le cas de Jean Staehli, il a rapidement constat\u00e9 que ce nom figurait dans 24 communes suisses. Il a donc effectu\u00e9 des recherches dans les archives bancaires, les archives \u00e9conomiques de B\u00e2le et les archives d&#39;histoire contemporaine de l&#39;ETH Zurich. En vain\u00a0: aucun banquier du nom de Jean Staehli n&#39;y figurait. Le registre d&#39;immatriculation \u00e9tait \u00e9galement introuvable.<\/p>\n<p> Ses recherches \u00e0 l&#39;Universit\u00e9 de Berne ne donn\u00e8rent rien. Dans un ouvrage sur la colonie suisse en Roumanie datant de 1931, il d\u00e9couvrit finalement une photo de Jean Staehli accompagn\u00e9e de quelques d\u00e9tails. La piste le mena au canton de Glaris. \u00c0 Bucarest, le banquier r\u00e9apparut \u00e0 plusieurs reprises en compagnie de Glaris ; le lien semblait \u00e9troit avec un industriel de Glaris nomm\u00e9 Bernhard Klaesi. Von Moos se tourna alors vers Werner Murer, un ancien ma\u00eetre de poste et g\u00e9n\u00e9alogiste du canton de Glaris, qui r\u00e9solut l&#39;\u00e9nigme. Dans l&#39;arbre g\u00e9n\u00e9alogique des Klaesi, il d\u00e9couvrit que deux des filles de Klaesi avaient \u00e9pous\u00e9 deux des fils de Staehli. Bingo ! Quatre mois apr\u00e8s avoir re\u00e7u la demande de Roumanie, la piste le mena \u00e0 l&#39;un des anc\u00eatres survivants : Hermann Alb (65 ans), de Zurich, arri\u00e8re-petit-fils de Jean Staehli et de Bernhard Klaesi.<\/p>\n<p> Hermann Alb est assis dans le salon de son appartement lou\u00e9 \u00e0 Zurich. Dehors, tandis que le tram n\u00b0 11 traverse Hegibachplatz en vrombissant, il montre des photos du temps glorieux de ses anc\u00eatres\u00a0: la demeure somptueuse de son arri\u00e8re-grand-p\u00e8re Jean Staehli \u00e0 Bucarest\u00a0; la villa Enge \u00e0 Zurich, plus r\u00e9cente, qui poss\u00e9dait d\u00e9j\u00e0 un ascenseur en 1899. \u00ab\u00a0Mes grands-parents se souvenaient toujours du bon vieux temps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> \u00ab On en parlait beaucoup en Roumanie \u00bb, commence Alb. C&#39;est la raison pour laquelle il s&#39;int\u00e9resse \u00e0 l&#39;histoire de sa famille. Il relate rapidement l&#39;histoire de ses arri\u00e8re-grands-p\u00e8res, qui quitt\u00e8rent leur patrie alors qu&#39;ils \u00e9taient de jeunes Suisses\u00a0: Carol Ier, proclam\u00e9 roi en 1881, contribua \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 du pays. Surtout, des investisseurs germanophones r\u00e9pondirent \u00e0 l&#39;appel, notamment de nombreux Suisses qui peinaient \u00e0 joindre les deux bouts dans leur pays d&#39;origine. Jean Staehli arriva en Roumanie durant l&#39;hiver 1868, Bernhard Klaesi deux ans plus t\u00f4t. Il devint le fondateur des plus grandes entreprises industrielles du pays et un proche confident du roi Carol. La Premi\u00e8re Guerre mondiale contraignit les familles \u00e0 retourner en Suisse. Les deux arri\u00e8re-grands-p\u00e8res moururent de la grippe espagnole en 1918.<\/p>\n<p> brillance fan\u00e9e<\/p>\n<p> \u00ab C\u2019est passionnant d\u2019avoir un tel anc\u00eatre \u00bb, dit Hermann Alb. Mais l\u2019histoire montre aussi ce qui subsistait de la richesse de l\u2019\u00e9poque. Alb ouvre le placard et montre un service de table \u00e0 bordure dor\u00e9e. \u00ab C\u2019est tout. L\u2019histoire de mes anc\u00eatres a montr\u00e9 qu\u2019on peut tout gagner et tout perdre en une g\u00e9n\u00e9ration. \u00bb Pourtant, et c\u2019\u00e9tait une nouveaut\u00e9 pour lui : \u00ab Je n\u2019ai d\u00e9couvert l\u2019existence de la banque de mon arri\u00e8re-grand-p\u00e8re Jean Staehli que gr\u00e2ce au bureau du g\u00e9n\u00e9alogiste. C\u2019est l\u00e0 que se trouve aujourd\u2019hui la succursale de la soci\u00e9t\u00e9 de rideaux Ado, qui avait fait de la bordure dor\u00e9e l\u2019embl\u00e8me de sa publicit\u00e9. Au moins, le lien avec l\u2019or est rest\u00e9 : c\u2019\u00e9tait la barre de la banque, et aujourd\u2019hui c\u2019est la bordure du rideau \u00bb, plaisante-t-il.<\/p>\n<p> Texte Ahette Wolffram Eugster<\/p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e29f736 elementor-widget elementor-widget-button\" data-id=\"e29f736\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"button.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-button-wrapper\">\n\t\t\t\t\t<a class=\"elementor-button elementor-button-link elementor-size-sm\" href=\"https:\/\/anp-genealogy.ch\/fr\/migroszeitung-30-06-2008\/\" download=\"\">\n\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-content-wrapper\">\n\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-icon\">\n\t\t\t\t<i aria-hidden=\"true\" class=\"ibv ibv-arrow-down\"><\/i>\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-text\">T\u00e9l\u00e9charger l'article<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Manuel Aicher (48 ans) est g\u00e9n\u00e9alogiste professionnel et le seul enqu\u00eateur successoral de Suisse al\u00e9manique. 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